La PS4 mise à nue (explicit content!)

Opinion

07 janvier 2014 - 08:33

Écrit par Michael Christen.

Nouvelle année, nouvelles résolutions et surtout…nouvelles consoles de jeu! Xbox One, Playstation  4 et même Wii U, il y a du choix (certes, la console de Nintendo est sortie il y a plus d’une année mais elle a accueilli son seul jeu avec Super Mario World 3D à Noël 2013 trololol). Personnellement, mon choix s’est porté sur la PS4 (après moult péripéties à cause de la rupture de stocks) et je vais vous exposer en détail tous les tenants et aboutissants de notre relation. Et oui, en 2014, Geekabrac se mue en Closer pour le plaisir des donzelles accros à la presse « pipole » tandis que les mecs se contentent de la presse picole.

Design/Ergonomie/Bruit

Un design épuré et classe qui n'est pas toujours très pratique à l'usage.

Un design épuré et classe qui n’est pas toujours très pratique à l’usage.

Comme tout être du sexe masculin qui se respecte, la première chose sur laquelle se pose mon regard est le cu…hum l’aspect extérieur. Sony n’a jamais fait des consoles très jolies mais la Playstation 4 relève le niveau en proposant un design sobre mais travaillé. Qu’elle est loin l’époque du monolithe noir qu’était la PS2 ou le gros barbecue Weber ultra-salissant qu’était sa petite sœur. Comme d’habitude, la console peut se positionner à l’horizontale ou à la verticale (dans cette position, l’achat d’un support est conseillé pour l’équilibre et la ventilation). Étant donné qu’un petit chat prend ma chambre pour un parcours Vita, je l’ai couchée pour prévenir tout accident pouvant amener à un génocide félin.

A l’utilisation, un rai de lumière blanche émane du dessus de la console, lumière qui devient orange lorsqu’elle est en veille. Les deux ports USB ainsi que le lecteur se trouve dans une fente sur l’avant de la PS4. Si c’est esthétiquement réussi, c’est en revanche moins pratique à l’usage car il faudra se baisser afin de visualiser les deux ports. Pour ce qui est de l’insertion des CD, il faudra parfois tâtonner au départ afin de trouver la fente (et oui, messieurs, on est tous passé par là).

Au niveau du bruit, la console se révèle relativement silencieuse, si ce n’est lorsqu’elle mouline avec un disque. Heureusement, ces derniers ne tournent que rarement puisque les jeux sont installés sur le disque dur (on y reviendra…) et le support physique ne sert que de « vérification » au lancement de l’application. En mode veille, les ventilateurs fonctionnent au ralenti et ne sont audibles que si l’on approche son oreille de la console. Chose sympathique, le mode veille permet de recharger ses manettes et de télécharger les mises à jour (options à activer dans les paramètres de la console).

Manette

Voici une des pierres d’achoppement entre les partisans de Sony, de Microsoft et de Nintendo (oui, il y en a encore trololol): le pad. Pour la première fois depuis la Playstation première du nom, un gros travail a été effectué sur la manette, objet qui va passer plus d’heures dans vos mains que votre propre joystick, si vous voyez ce que je veux dire! Tout d’abord, la forme a changé, offrant une manette plus lourde et grande, moins jouet. Gros point positif, les poignées sont enfin plus longues ce qui convient aux grandes pognes. Ensuite, éradication des boutons Start et Select. Si le second n’a pas été remplacé, le premier l’a été par la touche Options qui remplit peu ou prou les mêmes fonctions. Ensuite, le bouton Share fait son apparition sur le pad et permet d’uploader sur des sites de partages de vidéos les dernières 15 minutes de jeu. Si elle semble gadget, l’option peut être intéressante à long terme.

Les joysticks sont désormais creux et se révèlent bien plus agréables à prendre en main, enfin en pouces dans ce cas. Ils ne sont certes pas décalés comme sur la manette de la Xbox One mais marquent tout de même un grand bon en avant par rapport à leurs aînés. Autre nouveauté, la manette embarque un LED qui change de couleur afin de différencier les divers joueurs. Clin d’œil sympa, dans Killzone, la manette projette du vert lorsque votre barre de vie est pleine et passe par l’orange et le rouge lorsque vous vous prenez des dégâts. Ajout surprenant durant les premières minutes, le haut-parleur intégré au pad vous fera sursauter lorsqu’il décide de vous gueuler « Save the last humans » dans Resogun. Possibilité découlant de cette présence, celle d’y brancher un headset fourni avec la console. Si ce dernier est un peu moisi, on peut imaginer qu’il sera à terme possible d’y relier un véritable casque.

La Dualshock 4 tranche avec ses grandes soeurs pour le meilleur.

La Dualshock 4 tranche avec ses grandes soeurs pour le meilleur.

Attention, ce n’est pas fini car nous n’avons pas encore évoqué le pavé tactile situé au dessus des joysticks. L’avenir nous dira comment les développeurs exploiteront cette zone dispensable pour le moment. Pour le reste, c’est du très classique avec la croix directionnelle, les gâchettes et les fameux « Croix, Rond, Carré, Triangle ».

Interface

Bon, fini d’admirer le physique de la bête, il est temps de s’intéresser à ce qu’elle a dans le ventre. Après avoir configuré ses options, on se retrouve sur le menu. Et là, on est un peu perdu. Il faut naviguer à travers deux lignes d’options. La plus petite, en haut de l’écran, regroupe l’accès au PSN, les paramètres, les notifications, les trophées, notre profil, etc. La seconde, plus grande, se contente de nous présenter les applications et jeux installés sur le disque dur. On passe donc de la relative verticalité des menus de la PS3 à une totale horizontalité. Ce changement ne sert pas à la lisibilité des informations et on ressent une sensation de désordre. On ne peut pas classer ses applications par catégorie ou les jeux par thème. Outre cet écueil, la navigation est beaucoup plus fluide et l’ouverture des divers volets est instantanée. De plus, la console gère enfin le multitâche. Ainsi, il est tout à fait possible d’accéder aux paramètres ou au navigateur web sans avoir à fermer le jeu et sans subir de temps de chargement.

Pour l’instant, il n’est pas possible de personnaliser son interface avec un thème ou un fond d’écran. Ce n’est pas dérangeant car le skin de base est agréable mais nul doute qu’une photo coquine de Katsuni péterait encore plus!

PSN/PSN+

Une question me turlupinait avant de poser la main sur la Playstation 4: est-ce que le PSN allait autant ramer que sur la 3? La réponse est fort heureusement négative et c’est d’autant plus rassurant qu’il n’y a pas encore grand chose sur le store. On pourra ainsi regretter qu’il n’est pas possible de profiter des offres du PS+ PS3 sur la PS4, ce qui aurait été un gros plus (ohoho jeu de mot). Quelques jeux exclusifs sont téléchargeables mais guère mieux. Cependant, les jeux offerts avec le PS+ sont attirants et valent franchement le téléchargement. Contrast est un jeu à l’ambiance et au gameplay prenants qui se finit malheureusement trop vite. Resogun, quant à lui, est un shooter nerveux qui mettra vos réflexes à rude épreuve.

Nul doute qu’il va s’étoffer avec le temps puisque Sony a promis deux jeux gratuits par mois sur chaque support. Pour le mois de janvier, le sympathique Don’t Starve (testé ici-même) et l’énigmatique The Binding of Isaac: Rebirth sont dipsonibles. De quoi nous faire attendre l’avalanche de mars en tout tranquillité!

Jeux

Et voilà le nerf de la guerre, la raison pour laquelle vous désirer une console nouvelle génération, la cerise sur le gâteau, le gant de boxe à la Fistinière, c’est à dire les jeux, bon sang de bois. Et là, c’est la désillusion, le line-up est aussi pauvre qu’un Rom à Plainpalais. Aucune exclusivité et des portages plus ou moins réussis, rien de bien folichon. Et gros bémol, les jeux doivent être installés sur le disque dur. D’un côté, ça bouffe une place folle et d’un autre, vous avez intérêt d’avoir de la patience puisque de nombreux joueurs ont dû attendre de longues heures que le système les installe. Bon, back to the games pour vous parler des deux jeux que j’ai acquis:

Killzone Shadow Fall:

Killzone est classique mais il est également très très beau!

Killzone est classique mais il est également très très beau!

Voici LE jeu de la PS4…par défaut évidemment puisqu’il est le seul. PAN PAN!!!! Désolé, j’ai dû abattre la personne qui a cité Knack. Alors que vaut la seule exclu’ valable de la PS4? Et bien, tout d’abord, et autant le dire tout de suite, le jeu est splendide. C’est une vraie claque graphique, aucun ralentissement n’est à déplorer, très peu d’aliasing à signaler et le travail sur l’éclairage est magnifique. Certes, je ne suis pas fan du design (si ce n’est celui de la ville) mais on ne peut que s’incliner devant la démonstration de puissance de l’équipe de Guerilla Games.

Le gameplay est, quant à lui, très classique et ne dépaysera pas les habitués des FPS. Pourtant, aucun sentiment de lassitude ne pointe le bout de son nez car les développeurs ont su varier les situations. Ainsi, chaque niveau se démarque du précédent tout en s’inscrivant bien dans l’histoire. Au niveau du scénario, la trame est intéressante sans être renversante. Killzone est un jeu bourrin et son scénario l’est tout autant. Un point à la fois positif et négatif est sa durée de vie. Il se finit vite, ce qui n’est pas terrible vu que ça faire cher l’heure de jeu, mais ce qui est positif car on n’a pas l’impression de scènes inutiles et d’une histoire à rallonge.

Au final, on a affaire à un jeu efficace, qui remplit son contrat de vitrine technologique sans pour autant être le titre qui fera vendra des PS4 comme des bières à l’Oktoberfest. En gros, c’est aussi bien pour le joueur que pour l’éditeur qu’il soit compris dans la pack console+jeu. Attention toutefois au système de sauvegarde tout pourri qui vous oblige à finir un chapitre pour être sûr de ne pas devoir refaire une bonne portion du niveau lors de votre prochaine partie.

NBA 2k14

L'immersion est vraiment très réussie dans cette mouture de NBA 2K14.

L’immersion est vraiment très réussie dans cette mouture de NBA 2K14.

On en a déjà parlé dans une preview de la version PS3,mais là, on passe dans une autre dimension en ce qui concerne la simulation sportive. C’est le jeu le plus représentatif de ce que peuvent fournir les consoles dans les années à venir. Dans

un autre style, le jeu est encore plus impressionnant que Killzone de part ses graphismes, ses animations et sa fluidité. C’est simple, on sera passif la première partie tant on est ébahi par ce qui s’affiche à l’écran. Un énorme travail a été fait au niveau des expressions du visage offrant une immersion jamais vue dans un jeu de sport.

Les modes de jeu sont aussi plus nombreux et immersifs que sur l’ancienne génération, faisant (re)découvrir l’expérience au gamer ayant décidé de le prendre sur les deux supports (pour les possesseurs de la version PS3, un upgrade PS4 de CHF20 est possible jusqu’à fin mars). Des mises à jour constantes, l’intégration d’une histoire dans le mode Mon Joueur ainsi qu’une interface faisant la part belle à l’actualité NBA, le jeu pousse la simulation à son paroxysme. Un must-have pour tout fan de sport qui se respecte.

 

 

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