Preview : on a joué à Titanfall !

Preview

24 février 2014 - 11:00

Écrit par Gabriel Champrenaud.

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Annoncé par beaucoup comme LE jeu de ce début d’année, Titanfall sortira officiellement le 13 mars. Geekàbrac a eu la chance de jouer à la beta pour tester le titre de Respawn qui s’annonce prometteur, malgré le faible contenu disponible au moment de l’essai.

Un renouveau du genre
Beaucoup de choses à dire sur Titanfall, et donc difficile de tout raconter sans en devenir pompeux et répétitif. Mais ce que l’on peut avancer en premier lieu, c’est que le marmot de Respawn Entertainment offre enfin une expérience jeune et fraîche dans cet univers bien répétitif qu’est le FPS depuis quelques années. Vous en avez marre des AK-47, des MP5, des 360° no-scope et des campeurs sur Call of Duty ? Le dernier Battlefield ne vous arrache qu’une demi-molle ? Le soft va probablement vous réconcilier avec le genre.
Titanfall, c’est avant tout de nouvelles mécaniques de jeu basées essentiellement sur la mobilité. Là où le FPS standard ne laisse que le sol comme support et des murs pour vous protéger, Titanfall vous offre de courir sur les murs et un jetpack pour jouer les « Icare » le temps de quelques secondes. Au départ perçus comme des détails, ces mouvements offrent une créativité  importante dans vos déplacements, mais aussi dans vos combats avec la  possibilité de vous accrocher sur un mur après avoir tourné à l’angle d’une porte pour surprendre votre ennemi par les airs, ou monter sur un toit rapidement en sautant d’un mur à l’autre pour noyer vos ennemis sous une pluie de balles venues du ciel.
De fait, bouger est le maître mot de ce jeu, qui casse enfin le gameplay de campeurs capables de rester à un emplacement fixe  en étant sûrs à 100% de voir passer quelqu’un devant eux. Rester sur place, c’est ne faire aucun point, ou très peu, et faire perdre son équipe. De plus, il sera si facile de vous atteindre une fois repéré que vous deviendrez une cible bien facile pour vos adversaires en chasse.
En plus d’une mobilité formidable, Titanfall procure des sensations de jeu différentes. L’ennemi peut venir de tout part, notamment du ciel, et il faut désormais être vif et réactif en tout temps. Le jeu offre une verticalité qui n’est pas tout de suite instinctive, et qui devient vite très plaisante à jouer.

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On a le même à la rédaction.

Une expérience… Titanesque !
L’autre particularité de Titanfall, c’est évidemment la présence des titans. Durant la beta, nous n’avions accès qu’à un seul châssis, mais nous pouvions déjà nous faire une bonne idée du joujou. Le titan est comme une deuxième classe de personnage durant votre partie. Il est grandement personnalisable, avec des capacités spéciales, comme la possibilité d’arrêter les projectiles, ou l’explosion automatique du noyau nucléaire de votre titan lors de votre éjection de ce dernier. Il devient un camarade de jeu fort attachant, qui correspond à vos besoins ou vos envies. Un outil très puissant donc, mais temporaire. Vous ne pourrez l’invoquer qu’après un certain délai, et il vous faudra attendre à nouveau une fois le robot détruit. Il est cependant possible de réduire cette attente en tuant des adversaires ou en prenant des points lors de dominations.
En plus d’être un atout stratégique et puissant, le titan est un outil mobile. De par sa grande taille, il se déplace très rapidement sur la carte, et possède la capacité de « dasher », ce qui lui permet d’esquiver les attaques les plus puissantes. Une mobilité appréciée qui rend son utilisation fort agréable et prenante.
Il devient alors temporairement un élément central de la stratégie de jeu. On peut déjà imaginer des équipes composant des titans en duo ou trio pour qu’ils se complètent, et qui seront joués comme des jokers. Car c’est vous qui décidez quand votre titan apparaît, et il peut devenir intéressant de le conserver pour le jouer lorsqu’aucun autre titan n’est sur le terrain.


Il faut toujours garder un atout dans son jeu

En plus de tous ces atouts, Titanfall offre un système de cartes que vous gagnez en accomplissant des hauts faits ou  de bons scores lors de vos parties. Ces cartes sont brûlées lors de leur utilisation, et ne font effet que le temps d’une « vie » (un spawn). Elles offrent des avantages parfois mineurs, comme vous équiper d’une arme qui fait un peu plus de dégâts que son homologue standard, mais vous offrent aussi – toujours le temps d’un spawn – des capacités formidables, comme voir à travers les murs toutes les deux secondes, ou connaître la position de ses adversaires en permanence sur le radar. Ces cartes deviennent elles aussi des éléments qui peuvent renverser le cours d’une partie si elles sont utilisées intelligemment, et dynamise un peu plus un jeu qui est déjà explosif !

Alors, faut-il acheter Titanfall ?
À chaud, la réponse était bien évidemment « oui ». J’ai vraiment croché sur ce titre, et vous avez probablement perçu, à la lecture de cet article, mon enthousiasme débordant, voire dégoulinant sauvagement sur les belles pages blanches de votre navigateur jusqu’à noyer votre barre des tâches (ou votre dock, si vous êtes sur Mac). Extrêmement immersif, le jeu vous offrira des sensations de liberté et des possibilités de créativité probablement jamais rencontrées auparavant dans un FPS. Mais certains joueurs apprécient les FPS plus « standards », et ne seront pas forcément emballés à 100% sur ce (merveilleux) FPS, très nerveux et plein de tension.
Je nuancerais donc ma réponse : si vous n’avez pas l’argent pour l’acheter les yeux fermés, ou si vous n’êtes pas persuadé d’y être attaché, alors je vous conseille vraiment de le tester chez quelqu’un qui le possèdera le moment venu. Titanfall renouvelle agréablement le genre, et peut réconcilier tous ceux qui ne sont pas forcément attachés aux FPS ou qui en avaient marre. Ne pas aimer Titanfall, c’est une chose, mais ne pas le tester serait tout de même un peu dommage. Vous risqueriez de passer à côté d’une perle.

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